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PLCI, CPTI ou EIP : comment préparer sa pension quand on est indépendant ?

  • Photo du rédacteur: FCR Media
    FCR Media
  • 30 juil.
  • 4 min de lecture


discussion pour crédit

ABC Groupe accompagne les indépendants et dirigeants d’entreprise de la région de Charleroi dans la préparation de leur pension complémentaire.

Car soyons francs : lorsqu’on lance son activité, la retraite arrive rarement en tête de la liste des priorités. Entre les clients, les factures, les cotisations sociales et les imprévus, penser à ce qui se passera dans vingt ou trente ans peut sembler presque luxueux.

Pourtant, plus vous commencez tôt, plus vous disposez de temps pour constituer un capital. Encore faut-il comprendre trois sigles particulièrement appréciés du monde financier : PLCI, CPTI et EIP.


Pourquoi préparer une pension complémentaire ?

La pension légale ne correspond généralement pas aux derniers revenus professionnels. Une pension complémentaire vise donc à réduire cet écart en constituant progressivement un capital ou une rente qui viendra s’ajouter à la pension légale. Elle appartient à ce que l’on appelle le deuxième pilier de pension.

Certaines solutions peuvent également intégrer une protection en cas de décès ou d’incapacité de travail. ABC Groupe présente la PLCI, la CPTI et l’EIP parmi les outils permettant aux indépendants de préparer leur pension extralégale tout en bénéficiant, selon leur situation, d’avantages fiscaux.

Mais ces trois formules ne s’adressent pas exactement aux mêmes profils.


La PLCI : la base pour de nombreux indépendants

La Pension libre complémentaire pour indépendants, ou PLCI, permet à un travailleur indépendant de constituer une pension complémentaire à titre individuel.

Concrètement, l’indépendant conclut lui-même une convention auprès d’un organisme de pension et verse des cotisations selon les limites applicables. Le capital constitué lui sera versé en complément de sa pension légale, sous forme de capital ou de rente.

La PLCI est souvent considérée comme la première solution à examiner, car elle est accessible à différents profils d’indépendants, qu’ils travaillent en personne physique ou par l’intermédiaire d’une société.

Certaines formules peuvent également prévoir une couverture complémentaire en cas de décès ou d’incapacité. Le choix ne doit donc pas uniquement reposer sur l’avantage fiscal : les garanties, les frais et le rendement potentiel doivent aussi être comparés.


La CPTI : pour l’indépendant en personne physique

La Convention de pension pour travailleurs indépendants, ou CPTI, s’adresse aux indépendants qui n’exercent pas leur activité professionnelle au travers d’une société.

Son nom officiel est Pension libre complémentaire pour travailleurs indépendants personnes physiques, souvent abrégé PLCIPP. Elle permet à l’indépendant en personne physique de compléter la pension déjà constituée au moyen d’une PLCI.

Prenons l’exemple d’un consultant, d’un artisan ou d’un commerçant travaillant en nom propre. Après avoir utilisé les possibilités offertes par sa PLCI, il peut envisager une CPTI afin d’augmenter progressivement son capital de pension.

Le montant pouvant être versé dépend notamment de la situation professionnelle et des droits de pension déjà constitués. Une analyse préalable reste donc indispensable avant de fixer les cotisations.


L’EIP : pour le dirigeant qui travaille en société

L’Engagement individuel de pension, ou EIP, concerne principalement les dirigeants d’entreprise indépendants, comme les administrateurs d’une société.

Ici, ce n’est pas le dirigeant qui conclut directement le contrat : c’est son entreprise qui souscrit l’engagement de pension en sa faveur et verse les primes auprès d’un organisme de pension. Les réserves doivent être confiées à cet organisme et ne peuvent pas rester dans la société, ce qui contribue à les protéger en cas de difficultés de l’entreprise.

L’EIP est individuel. Une entreprise peut donc prévoir une couverture différente pour chacun de ses dirigeants, en fonction des conditions convenues.

Cette solution peut devenir un outil intéressant pour transformer une partie des moyens disponibles dans la société en pension complémentaire. Elle doit cependant respecter les limites fiscales et légales applicables.


PLCI, CPTI ou EIP : comment choisir ?

Votre statut professionnel constitue le premier critère.

Vous exercez en personne physique ? Vous pouvez commencer par examiner la PLCI, puis envisager une CPTI.

Vous dirigez une société ? Vous pouvez souscrire personnellement une PLCI et votre entreprise peut éventuellement mettre en place un EIP en votre faveur. Lorsque les conditions sont remplies, plusieurs formes de pension complémentaire peuvent être cumulées.


Le bon choix dépend ensuite de plusieurs éléments :

  • vos revenus professionnels ;

  • votre âge et l’horizon avant la retraite ;

  • votre statut juridique ;

  • la trésorerie disponible ;

  • les pensions déjà constituées ;

  • votre profil de risque ;

  • les garanties souhaitées en cas de décès ou d’incapacité.


Il faut également comparer les frais, le type de rendement, les possibilités d’investissement et les conséquences fiscales à l’entrée comme à la sortie.

Choisir uniquement la formule qui promet la plus forte économie fiscale serait donc une erreur. Une pension complémentaire reste un engagement de longue durée qui doit correspondre à votre situation personnelle et professionnelle.

La retraite semble toujours lointaine, jusqu’au jour où elle ne l’est plus. Commencer tôt permet de répartir l’effort dans le temps et d’éviter de devoir rattraper plusieurs années d’inaction avec des versements plus importants.


ABC Groupe peut analyser votre statut, vos objectifs et les solutions que vous avez déjà mises en place. Contactez ABC Groupe pour déterminer si une PLCI, une CPTI, un EIP ou une combinaison de ces formules correspond le mieux à votre avenir.

 
 
 

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